David Hockney, La retrospective.

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David Hockney a toujours été inspirateur pour moi. Les couleurs vivants de ses piscines en Californie, me faisaient rêver avec un paradis de palmiers et des projecteurs hollywoodiens. Ses paysages de la verte campagne anglaise, Yorkshire, me ramenaient au sprit des longues routes du rural. L’exposition montre la vision du peintre mais la vision du monde à travers de la representation. Une exposition qui après un passage à la Tate Britain à Londres, arrive à Paris au Centre Pompidou et qui partira dans le troisième semestre de 2017 au Métropolitain de New York. À découvrir du 21 Juin au 23 octobre 2017 au 6ème étage du Centre Pompidou.

L’exposition de David Hockney au Centre Pompidou de la même manière que à la Tate Britain à Londres s’organise d’une manière chronologique. Cette organisation permet aux spectateur de découvrir le parcours en quinze salles qui vont de sa jeunesse à sa maturité, de 1937 à l’actualité.

Les salles 1, 2, 3 regroupent un ensemble que va de ses année de jeunesse à son insertion dans le Royal college of Art à Londres en 1959 et à ses début dans l’expérimentions technique. Ces premieres années son la genèse de sa formation où les oeuvres sont les moins reconnaissables de sa création mais où se commence à forger son intérêt pour portraiturer l’homosexualité comme en Cleaning teeth, early evening (10 pm) W11, 1962 (Salle 2).

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Cleaning teeth, early evening (10 pm) W11, 1962.

En continuant dans ce labyrinthe d’espaces où les oeuvres sont de plus en plus grandes, la recherche de l’abstraction et de l’illusoire va nous servir d’union avec les prochaines salles qui vont montrer son parcours par les États-Unis autant en Californie qu’à New York de 1964 (salle 4) jusqu’aux années 1981(salle 9). Les images ultraréalistes proches de la photographie sont l’execution du rêve américaine dans la toile. L’utilisation de l’acrylique exprime l’intensité de la lumière californien qui va aboutir dans l’oeuvre qui se trouve au milieu de la salle, Portrait of an artist 1972. Un espèce de Narcisse qui voit son reflet en nageant dans l’eau. Maître de la perspective, David Hockney nous laisse découvrir à travers des ses grandes toiles «la terre du rêve dorée» comme disait la célèbre écrivain californienne Joan Didion.

Les pool paintings, célèbres en perspective, audaces en exhibitionnisme du corp nu masculin, nous montrent le culte à la beauté de la Californie et de ses piscines.

 

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Portrait of an artist, 1972.

En suivant mon parcours, J’arrive aux salles où je n’ai pu pas caché mon sourire. Ma joie se voit affleurer quand je vois ses joiners (Images multiples recomposant une image) des année 1980C’est bien connu que pour David Hockney, l’act de peintre est une manière de célébrer la vie, l’art est synonyme de joie et c’est précisément cela que nous sentions à travers de l’observation de ses oeuvres. Quand en 1960, Hockney découvre les oeuvres du maître espagnol, Picasso, dans la retrospective que la Tate gallery lui a consacré. Hockney est étonné pour le style multidisciplinaire et les techniques que Picasso maîtrise. Dans ses Joiners, nous voyons comment le soucis d’experimentation et l’influence du cubisme vont permettre la découverte des nouvelles vision de la réalité mais aussi des techniques de représentation.  L’incrustations de la troisième dimension dans l’espace plat à travers des polaroids assemblés est d’une sensibilité magnifique.

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Pearblosson Hwy, 1986.

Pearblosson Hwy, 1986 est pour moi l’oeuvre qui abouti cette recherche et par ailleurs c’est une oeuvre que j’aime personnellement. La première fois que je l’ai vu c’était à Londres, où le fond des parois était rouge et faisait que les couleurs pastels du rêve dorée étaient encore plus soulignés. La technique que Hockney utilise, peut seulement s’apprécier avec le contact directe. L’assemblage très soignée des milliers de photographies montre la grand sensibilité de Hockney de portraiturer le paysage américain. L’ « on the road » de Humbert Humbert et la célèbre Lolita de Nabokov se matérialise dans cette toile où la création du paysage américain a pu s’aboutir grâces aux yeux du peintre qui voient affleurer ce paysage de rêve.

La création de la vision du paysage et de la representation a été toujours un soucis pour la création de l’artiste. Après quelques années aux Etats-Unis, en 2004, l’anglais decide de revenir à son Yorkshire natal. La manière de representer le paysage va changer quand l’artiste se lance dans la representation des grandes tableaux composés par une multiplicité de toiles. Des ouvres comme Canvas study of the grand canyon, 1998 ou The Road to Thwing, 2006 vont être le début de ses experimentations avec les outils informatiques pour la création de ses grandes toiles.

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Canvas study of the grand canyon, 1998.

Par ailleurs, Bigger trees near water, 2007, sera le sommet de cette création. Un tableau formé par 50 toiles, qui a  été seulement possible grâces aux softwares informatiques. Une oeuvre que j’avais attendu de voir à la retrospective de la TATE, mais que je n’ai pas trouvé jusqu’à cette exposition à Pompidou. Une oeuvre indispensable qui pour moi c’est la representation du monde et de l’illusoire le plus achevé de David Hockney.  C’est la beauté que le jeune artiste a trouvé dans son pays de naissance qui lui a fait découvrir une nouvelle manière de voir la réalité en nous insérant dans l’oeuvre.  En traversant cette salle de tableaux extra-grands, nous arrivons à l’aire digital et a comprendre que la recherche technique ne se finit jamais dans la main de Hockney.

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Bigger trees near water, 2007.

The four season wold gate woods, 2010, 2011 est l’installation video qui insuffle la vie à son oeuvre pictural.  Neuf cameras et un camion on été nécessaires pour la réalisation de ce film.  Pour moi, ce paysage vu à travers le temps et la perspective est une des plus perspicaces de son oeuvre. Personnellement, Je pourrais rester des heures en train de regarder comment le camion se promène lentement. Le changement des saisons apporte un calme qui ramène à un nouveau monde. C’est la joie de la nature vue par plus de 9 oeils différents.  Mais ces incursions dans le digital ne se finissaient jamais. Quand se produise la sortie de l’IPAD, il va peintre sur l’écran. Hockney adorait la façon de pouvoir envoyer de fleurs fraîches à ses amis de manière instantané. Avec plus de 80 ans, l’esprit créative est plus fort que jamais, en retournant à Santa Monica en 2016 et continuant à faire des toiles à la Pace Gallery ainsi comme un livre de grandes dimension en collaboration avec l’editorial Taschen.

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The four season wold gate woods, 2010, 2011.

Ce parcours n’est pas qu’un analyse académique, mais un ressemblent de mes impressions sur l’expo mais c’est aussi mon goût personnel pour cet artiste contemporain qui m’a toujours fait rêver. C’est une manière restreinte de voir une exposition riche en explications et en oeuvres qui nous permet de comprendre l’oeuvre de l’artiste dans sa totalité. Maintenant, c’est à votre tour et Art Session vous invite à découvrir, voir e revoir ce bigger splash, allez à la piscine jusqu’au 23 octobre.

– Noelia Gamallo Gómez

 

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