4 et 5 février 2017, le Centre Pompidou fête ses 40 balais

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« 40 ans, le bel âge » pour citer Serge Lasvignes, président de ce lieu incontournable à la fois insolite, singulier de la vie parisienne, mais aussi dans la vie culturelle internationale. Un lieu où des personnes de tous horizons se retrouvent, où chacun a une raison différente d’être là, mais où tout le monde est ensemble.

Cette spécificité propre à cette institution s’est vérifiée d’autant plus ce fameux week-end. Et pour cause, 85.000 visiteurs en ont franchi les portes. Un week-end durant lequel l’accès au Musée, à ses collections, aux expositions et aux animations était gratuit. Comme un libre accès à l’art et à la culture, comme pour marquer cette volonté de les démocratiser, comme pour effacer les frontières et permettre à ceux qui le souhaitent de découvrir, d’être curieux, d’aller voir ce qu’il se passe dans cette « ville transparente » de Renzo Piano et Richard Rogers, conçue pour être visible depuis l’extérieur. Car c’est un dialogue constant qui se crée entre l’intérieur et l’extérieur. Entre le Musée et la ville, entre l’art institutionnel et l’art de rue, entre le soi et l’autre.

C’est donc naturellement que les visiteurs ont pu découvrir le Centre Georges Pompidou à travers de nombreuses animations et performances. La découverte par la pratique ! Car tous étaient invités à assister à des projections, des concerts, des défilés, des conférences, mais tous étaient aussi invités à s’impliquer à travers des ateliers, des performances ou tout simplement en dansant. Chacun pouvait alors écouter les conférenciers sans interruption et tout apprendre sur les chefs-d’œuvre du Musée, écouter des poèmes qu’on lui chuchotait à l’oreille, danser sur les sons de jeunes groupes sous une pluie de confettis géants, ou encore arborer un badge « We Share Air »* de l’artiste Navid Nuur, faisant partie intégrante d’une œuvre, mais surtout choisissant de montrer et de faire réfléchir sur cette notion d’espace d’échanges. Une notion devenue si importante aujourd’hui, dans un contexte global de repli sur soi.

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Canon aux confettis géants de Fanette Mellier

Car le Centre Pompidou, c’est avant tout le lien. Celui qu’il crée entre les visiteurs mais aussi celui qu’il crée avec eux. L’une des animations sans doute les plus importantes de ce week-end festif fut les « Archives populaires » de Philippe Artières, invitant chacun à confier ses documents et ses souvenirs personnels au Centre Pompidou. Inviter les gens à transmettre eux aussi, à confier leur vision des choses, à devenir acteurs de l’histoire par leur témoignage. Ce n’est pas rien quand on pense que ce Centre National d’Art et de Culture a bien failli ne jamais voir le jour, qu’il fut tant critiqué tout au long de sa construction et lors de inauguration, et que l’on voit ce qu’il est devenu aujourd’hui. Un lieu de transmission, d’échange, réinventant sans cesse la notion de « musée », un lieu de création connu dans le monde entier, et surtout totalement intégré à la vie de la capitale. Pompidou est devenu avec le temps un symbole de diversité, de pluralité artistique et culturelle, et a réussi à faire sa place dans le paysage parisien et c’est sans doute cela sa plus grande victoire.

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Bureau des archives Populaires du Centre Pompidou de Philippe Artières

40 ans, ce n’est pas seulement un anniversaire, ce sont des Noces d’Emeraude, célébrant sinon une union, un lien avec le public.

 

Pierre Berruer

 

 

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