ART SESSION 2014/2015

moi&dali

Alain

Hello, Parisien 100% pur bœuf actuellement âgé de 20 ans, je trace mon chemin dans des études d’économie et de business. Personnalité ambiguë associant une soif intellectuelle de sciences (autant pures qu’économiques) et un béguin pour la production artistique en générale, l’esprit d’ouverture du monde de l’Art aux personnes de tous horizons intrinsèquement lié au concept Art Session m’a naturellement conquis. Timide, j’ai d’abord suivi leur travail de plus ou moins loin pendant 3 ans par le biais d’une amie membre, et cette année je me décide enfin à intégrer l’aventure! C’est une chance pour moi de découvrir enfin l’Art Contemporain, autant par ses œuvres que par les artistes qui le créent, mais aussi de vivre une expérience humaine de découvertes.

Ottoline Mary - Art Session 2014-2015

Ottoline

Ottoline, 20 ans. Après quelques péripéties en fac d’allemand, j’entame ma troisième année à l’école du Louvre, en spécialité Archéologie égyptienne, ainsi qu’un cursus à l’ESSEC. Cela fait plusieurs années que je viens flâner, prendre l’air au Centre Pompidou : j’ai souhaité rejoindre Art Session afin d’explorer les coulisses du lieu, et surtout de réfléchir en groupe autour de l’accessibilité de ses collections.

Hugo

Hugo

23 ans, étudiant à Sciences Po et à l’Ecole du Louvre. J’ai un faible pour la danse, l’architecture et les arts appliqués. J’ai découvert Art Session par l’intermédiaire d’une ancienne participante, et j’ai voulu y contribuer pour découvrir le Centre Pompidou et réfléchir sur de nouvelles manières d’accueillir les publics soi-disant « éloignés ». J’entame ma troisième année au sein du groupe, que je commence à bien connaître !

art sess

Léïla

Bonjour, je m’appelle Leïla et je suis ARTcoolique.

19 ans et de retour à Paris depuis l’année dernière suite à une excursion de 8 années au Maroc (Tanger), je suis étudiante aux beaux arts de Paris-Cergy où je continue de développer une pratique artistique personnelle. J’ai vécu dans une ville du Maroc où l’art commence à faire sa place, doucement mais sûrement, puis me retrouve de retour dans la ville désignée capitale culturelle mondiale, Paris ! C’est ce contraste conséquent et ce mélange culturel qui m’a davantage donné l’envie de me baigner dans l’art. Du coup, j’ai été recueillie par « Art session » du centre Pompidou l’an passée et je compte bien continuer l’aventure car Art Session contribue certainement à notre évolution dans le monde artistique !

beaubourg

Margot

Pour faire bref : Margot, 20 ans, étudiante en Médiation Culturelle et animatrice à mes heures perdues. Je suis très heureuse de faire partie de l’équipe d’Art Session et j’espère participer à de nombreux projets au sein de ce groupe. Quant à mes goûts, j’apprécie l’art sous toutes ses formes tant que l’émotion est au rendez-vous ; de la musique trip-hop aux films canadiens en passant par mon amour pour les tableaux monochromes , on ne devrait pas s’ennuyer ! Dernière chose à préciser, je change de couleur de cheveux à peu près tous les deux mois, c’est pathologique…

 

IMG_5853-1

Morgane

Ex-khâgneuse de 19 ans, j’ai longtemps gravité entre l’art et la littérature avant d’entrer finalement à l’Ecole du Louvre: je débute dans le milieu! À vrai dire, l’art contemporain, je découvre un peu. C’est l’envers des musées que j’apprendrai à connaître cette année, en passant de l’autre côté du miroir avec Art Session!

Noelia Gamallo Gómez

Noelia

Étudiante en Art et Archéologie à Paris IV, je suis passionnée d’art contemporain, de cinéma et de photographie. Je suis espagnole et c’est ma première année en France. Ainsi, c’est pour moi le meilleur moyen de connaître le monde de l’art et avoir l’opportunité de découvrir l’intérieur du Centre Pompidou.

 

 

 

J’ai 21 ans, je suis une étudiante iranienne en deuxième année de licence d’Arts plastique à l’Université Paris VIII. L’art pour moi, en considérant ses origines, est de former un monde et de révéler nos relations avec ce monde.

J’aimerais avoir une conversation avec les autres membres du groupe sur les œuvres artistiques et participer aux projets d’Art Session à fin d’approcher une solution pour réconcilier la vie quotidienne et l’art contemporain.

 

valentin_Fotor

Valentin

20 ans, étudiant en Design de Produits. J’aime l’Art Contemporain. Les textures industrielles, dégradés,  type métal, béton, rouille, vert-de-gris… Je navigue depuis toujours dans un univers Pop Culture, Geek. Je suis fan de science-fiction, et de fantastique, de nouvelles technologies et de gaming. Je consacre également beaucoup de temps au monde du Graff et du Street Art. Je suis membre d’Art Session depuis 2 ans.

Adèle

Adèle de son petit nom, 21 ans, étudiante assidue en sciences de l’homme. J’aime l’art sous toutes ses formes les plus intimes, et voilààà

loic

Loïc
Loïc, 24 ans, un boulimique du travail qui après une licence en Arts Plastiques, en Esthétique art et culture (+ un master dans la même matière) entame sa troisième année à Art session.
Ceci dit, l’art n’est pas la seule chose qui m’intéresse, tout trouve grâce à mes yeux, même les choses les plus inattendues. Par exemple, je suis un as dans l’histoire des dessous (j’en ai fait un mémoire). Je suis incollable sur la culotte…!
Et non, je ne suis pas fou vous savez !

 

morizio

Je suis Mauricio, je suis 20 ans, et… j’ai fait de tout un peu dans la vie : musicien, danseur, dessinateur, astronome autodidacte et maintenant étudiant d’Architecture et des Arts Plastiques. Je peux dire que c’est l’art, la cause et la conséquence des tournages sûr ma vie, et c’est pour ça que je suis en France :D.

Je suis très heureux de faire partie de l’équipe d’Art Session et je sais que ce sera une très bon expérience pour évoluer dans un sens artistique et culturelle et pour connaitre et participer aux nombreux projets de ce caractère.

10669315_10203375125511210_6613991505811775852_o

Mohamed.

Tout jeune homme parisien. Etudiant en choses pas très glamour. Je tente une incursion dans la culture via Art Session qui fait activement collaborer des jeunes et moins jeunes, ce que je trouve génial. A mes heures perdues je fais du soutien en maths et je ralentis et ajoute des boucles à des morceaux de hip hop.

 

P1030167

Hello, je suis Antoine. J’ai 22 ans et je suis technicien de laboratoire. Pour mettre à profit mon goût pour l’activité en équipe en dehors d’un cadre professionnel, j’ai décidé d’intégrer l’équipe 2014-2015 d’ART SESSION. Ce groupe m’offre également un accès à l’art et la médiation culturelle, centres d’intérêt restés jusque-là personnels.

 

DSCN8761 (3)

Salut, Emmanuella 22 ans, étudiante en Arts Plastiques et Science de l’Art à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.Plasticienne fâchée avec le dessin. Mais qui ne l’est tout de même pas avec le CNAC. Emma va vous faire virevolter! Beaubourg, à nous deux!

 

Je m’appelle Bakary Sarambounou et j’ai 25 ans. Je suis né à Gao au Nord du Mali. J’ai un diplôme universitaire d’arabe. J’ai été éleveur de vache et de mouton de l’âge de 8 à 21 ans. J’ai enseigné la religion musulmane. A mon arrivée en France en 2012 , j’ai commencé à apprendre le français grâce à des associations d’accueil et la Mairie de Paris. J’ai suivi une formation en linguistique. J’ai aussi été bénévole dans une association TOI MOI&CO (http://www.des-gens.net/Festival-Toi-moi-co). En ce moment, je suis une formation en alternance de paysagiste dans une entreprise privée spécialisée dans les espaces verts pour obtenir un diplôme de CAP, dans le cadre de mon cursus de projet professionnel. J’aime beaucoup rencontrer des gens nouveaux et échanger avec eux ; je suis curieux et j’aime partager mes expériences.

Publié dans 2014-2015, Qui sommes-nous ? | Marqué avec , , , , , , , | Laisser un commentaire

Rencontre avec Jean-Luc Vilmouth

Jean-Luc Vilmouth, artiste plasticien français, a désormais établi quartier au sein du 4ème étage et de son accrochage « Une histoire ».

La salle que l’artiste occupe, Café Little Boy, intrigue. A première vue on observe des murs recouverts d’une surface tableaux, n’attendant que nos plus beaux dessins. Mais cela est beaucoup plus profond que cela, décryptage.

10721221_10152727605424346_996450845_n

Ce n’est pas la première fois que l’artiste crée un « café », il y en a déjà eu une quinzaine dans le monde depuis le premier de 1991, aux thèmes et questionnement différents. Celui présent au Centre lui a été inspiré d’un voyage effectué à Hiroshima en 2002, lorsqu’il visita une ancienne école. Les tableaux des salles de classe avaient été recouverts par des messages, de personnes à la recherche de leurs proches, ces mots étant vu comme une ultime solution de communication.
Représentés par des photos des tableaux et un cartel explicatif, le Café Little Boy a obtenu son nom d’une des bombes qui s’écrasa sur la ville. Voulant amplifier les messages à travers cette salle c’est la première fois que l’artiste crée un café participatif. Cherchant à amener le spectateur à mener une expérience intérieure, il faut aller chercher plus loin que ce qu’on imagine au premier regard.

10717931_10152727604449346_1817896901_n

 

Avec la participation d’Art Session, Jean-Luc Vilmouth va être à son tour un personnage de son café, et sera présent tous les samedis d’octobre (4, 11, 18 et 25) de 16h à 18h dans sa salle et sera à la disposition du public pour échanger autour de son projet.

10715686_10152727604384346_1455909947_n

 

Publié dans Artistes, Nos rencontres | Laisser un commentaire

Rencontres culture numérique au Centre Pompidou

Les 6 et 7 octobre a eu lieu au Centre Pompidou la quatrième édition de la rencontre « Médiation & numérique dans les équipements culturels ».

Divers professionnels des musées et de la culture se sont ainsi réunis pour partager et échanger autour de leurs expériences, dans le but de valoriser l’outil numérique et multimédia dans le domaine culturel.

RENCONTRE NUMERIQUES

Ainsi, différentes thématiques, problématiques et pratiques ont été abordées à travers des exemples concrets de projets de médiation numérique.

La première journée avait pour thème principal l’éducation artistique et culturelle jeunesse.

La seconde proposait une double programmation en parallèle abordant ainsi diverses problématiques : celle de la difficulté d’évaluation des dispositifs numériques et des pratiques des usagers ou encore celle de l’évolution des bibliothèques avec le numérique.

L’après midi, deux ateliers nous étaient proposés, l’un sur la thématique du musée et l’autre sur celle du spectacle vivant, dirigés par les groupes Muzéonum et TMNlab.

Pendant le déjeuner, des rencontres ont été proposées autour de différents projets numériques comme We are museums, Rekall ou encore Eduthèque.

Art Session, présent lors des deux journées et représenté par Florence et Leïla s’est particulièrement intéressé à deux projets destinés au public jeune et adolescent:

 La maison d’architecture de Basse Normandie et le projet « Le grand mix »

La maison d‘architecture de basse Normandie et le collection J’aime beaucoup ce que vous faites nous ont présenté leur outil numérique « Le grand mix, générateur d’architecture », un outil simple, ludique et pédagogique qui nous invite à créer nous même des bâtiments par la rencontre de monuments patrimoniaux et d’autres d’architecture plus contemporaine.

Pour réaliser ce projet, l’atelier Troisième étage et le collectif J’aime beaucoup ce que vous faites ont collaboré pendant une année scolaire avec quatre classes des écoles d’Hérouville Saint Clair. Lors de ce travail, les enfants ont été amenés à s’interroger sur les relations entre patrimoine et créations architecturales contemporaines et à élaborer ainsi de nouvelles architectures en combinant les deux.

LE GRAND MIX

Le site du Grand mix: http://maisonarchitecture-bn.fr/–ateliers–/gd-mix/

Ainsi, cet outil a pour but de diffuser de manière ludique et interactive la culture architecturale et paysagère et de développer la créativité de chacun tout en permettant de se familiariser avec l’outil informatique.

La table Mashup de Romuald Beugnon.

Réalisateur et animateur d’ateliers d’éducation à l’image, Romuald Beugnon a voulu créer un outil simple et ludique permettant aux élèves de réaliser des petits courts métrages sans connaissances techniques de montage préalables. Ainsi, les participants peuvent travailler le montage cinématographique de manière interactive et collaborative, laissant entièrement place à leur créativité.

Table-MashUp

L’ordinateur qui sert traditionnellement au montage est ici remplacé par une table, différentes cartes codées correspondant à des images et des sons ainsi qu’un système de projection. Il suffit de choisir et d’agencer ces cartes sur la table pour composer son film et le voir projeté en direct sur l’écran.

Vidéo de présentation de la table Mashup: http://www.dailymotion.com/video/x17s4gh_presentation-table-mashup_shortfilms

Le numérique ne cesse donc de faire partie de notre quotidien et d’investir le secteur culturel. Quelque soit le type d’institution, sa taille, ou sa situation géographique, il y demeure un outil en pleine expansion capable d’apporter de nouvelles formes de médiation et d’ouvrir la culture à tous les types de publics.

C’est pourquoi Art session s’est de près intéressé à ces rencontres particulièrement stimulantes. En effet elles nous incitent de plus en plus, à la fois à avoir une présence beaucoup plus active sur les réseaux sociaux mais aussi à développer ensemble de véritables projets de médiation numérique, et plus particulièrement pour la tranche des 18-30 ans.

Le site des rencontres : http://www.rencontres-numeriques.org/2014/

Publié dans Nos rencontres, Professionnels du centre, Uncategorized | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Jour de fermeture #6 : rencontre avec Dominique Fasquel, éclairagiste sur l’exposition Frank Gehry.

Mais que se passe-t-il au Centre Pompidou pendant le jour de fermeture ? On devine pourtant une activité incessante derrière ses parois de verre. Art Session se propose une fois par mois de rencontrer, un(e) professionnel(le) pour en savoir plus sur la vie des coulisses du Centre Pompidou…

Aujourd’hui, Mauricio et Margot font la rencontre de Dominique Fasquel, un éclairagiste passionnant et passionné qui nous raconte son travail, l’installation de la rétrospective, et ce au sein de l’exposition Frank Gehry qui ouvrira ses portes mercredi 8 octobre 2014.

#1 Avez-vous reçu des instructions de l’artiste lui-même ou bien de son agence concernant l’éclairage de l’exposition ?

Dominique Fasquel, éclairagiste

Dominique Fasquel, éclairagiste

#2 Avez-vous rencontré des difficultés lors de la préparation de cette rétrospective ?

Outils de Dominique Fasquel : filtres froids

Outils de Dominique Fasquel : filtres froids

#3 En quoi consiste le métier d’éclairagiste ?

Rétrospective Franck Gehry au Centre Pompidou

Rétrospective Franck Gehry au Centre Pompidou

#4 Quelle sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

outils de Dominique Fasquel

Outils de Dominique Fasquel : spot et filtres

#5 Quel est votre meilleur souvenir en tant qu’éclairagiste au sein du Centre Pompidou ?

https://soundcloud.com/centrepompidou/5-quel-est-votre-meilleur

L’exemple de la maquette de la DZ Bank à Berlin (Horse Head) : https://soundcloud.com/centrepompidou/lexemple-de-la-maquette-de-la

dg-bank-berlin

DZ Bank à Berlin, Frank Gehry

Publié dans Accueil, Nos rencontres, Professionnels du centre | Laisser un commentaire

Elle est lui, il est elle

 

 Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q. (La Joconde) 1930 Mine graphite sur héliogravure 61,5 x 49,5 cm Impression : 48 x 33 cm Inscriptions : Titré en bas au centre : L.H.O.O.Q. Signé et daté en bas à droite : Marcel Duchamp (réplique / 1930)

Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q. (La Joconde),
1930, Mine graphite sur héliogravure, 61,5 x 49,5 cm

L.H.O.O.Q., oeuvre majeure de la production duchampienne, servant d’étendard à l’exposition qui est consacré à l’artiste au Centre Pompidou, ne tient pas uniquement sa célébrité de l’icône qu’elle pastiche mais aussi des questionnements inhérents à l’oeuvre de Duchamp qu’elle soulève.
Moustache et barbichette, une fois apposées sur l’énigmatique visage de la Joconde nous plongent dans un doute certain quant à la sexuation de cette dernière. Homme ? Femme ? Hermaphrodite ? Ces attributs sexuels mâles sur une figure que nous connaissons tous comme féminine nous donnent à reconsidérer ce que nous savions de cette représentation.
Il ne faudra attendre qu’une année pour voir arriver dans l’oeuvre de l’artiste la signature de son alter ego féminin, Rrose Sélavy, avant qu’elle ne fasse une année plus tard son apparition picturale par le biais de Man Ray. Ici, c’est directement l’artiste qui, par son corps, va se jouer de nos prédicats sociaux sur le genre.

Man Ray

Man Ray, Marcel Duchamp en Rrose Sélavy, 1921, Négatif au gélatino bromure d’argent sur verre 12 x 9 cm

Avec ces constations sommaires sur l’oeuvre de Duchamp, nous pouvons voir au début du XXe siècle les premières interrogations en ce qui concerne le genre. Les artistes commencent à remettre en question les frontières entre le sexe féminin et le sexe masculin. Ces travestissements, que nous pourrions qualifier aujourd’hui de transgenre, pourrait être à la base d’une réflexion sur les codes sociaux institués entre les deux sexes. Cette interrogation, mise en avant par Duchamp, et excessivement reprise par les artistes contemporains, viserait à donner à ces artistes un rôle de médiateur pour une prise de conscience générale sur le monde qui nous entoure en donnant physiquement de leur personne.
«  Masculin ou féminin est la première différence que vous faites quand vous rencontrez une créature humaine et vous êtes habitués à effectuer cette différence avec une assurance dénuée d’hésitation » 1. Cette affirmation de Sigmund Freud apparaît comme une évidence mais nous aide à saisir l’importance de cette prise de conscience.
Nous allons donc ici nous interroger sur les changements sociaux qui se sont produits au cours du XXe siècle entraînant la nécessité d’une telle réflexion artistique basée sur la question du genre.

Le jeu du genre

 L.H.O.O.Q. est en 1919 un choix probant pour Marcel Duchamp. En effet, à cette époque on fête le 400e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci ayant pour effet un accroissement important des publications et des expositions du peintre florentin. De plus, huit années plus tôt la célèbre Mona Lisa fut dérobée au musée du Louvre, événement qui défraya la chronique de l’époque avec son lot de moqueries. La presse humoristique écrivit même qu’elle pouvait avoir «  chaud au cul » 2. Avec cette oeuvre, Duchamp signe un de ses premiers ready made en reprenant dans le titre et dans la forme (nous parlons de la présence pileuse sur la face de la dame) les commentaires sur le vol.
Au-delà de ces faits, Duchamp s’intéresse aussi de très près à des théories selon lesquelles le visage supposé appartenir à l’épouse de Francesco del Giocondo dissimulerait en fait le portrait d’un des amis de Léonard de Vinci. Finalement, en désacralisant la figure de la mythique Joconde par l’apport d’une pilosité faciale Duchamp remet au goût du jour des théories sur le sexe de cette prétendue femme. Cette icône détournée accueille donc en son sein la figure d’un androgyne parfait mi-homme mi-femme. Ce questionnement du genre va être accentué par le personnage de Rrose Sélavy. Lorsque l’artiste fait appel à Man Ray pour immortaliser cette figure, il va, au lieu de désacralisé une icône pré-existante, en créer une nouvelle. En se travestissant, Duchamp rentre dans un rôle de femme en empruntant toute la panoplie de ces dernières. Ici le costume, autrement dit le vêtement, va tenir un rôle essentiel dans l’appréhension du genre de l’individu. Cette remarque vaut aussi pour l’oeuvre L.H.O.O.Q. puisque dans les deux cas l’artiste va se servir de symboles essentiellement féminins ou masculins.

Cette remise en question de l’identité sexuée d’un individu peut aussi trouver son origine dans des bouleversements sociaux qui se sont enclenchés en ce début de XXe siècle. Les années 20 furent par exemple un moment d’émancipation de la femme dans l’histoire. Ce fut l’ère de la « garçonne » .
La première Guerre Mondiale a amené les femmes à prendre un rôle d’homme lorsque ces derniers étaient au front. Ce fut par ce renversement que les femmes se transformèrent en joyeux garçonnets libérées de leur carcan corseté. La femme devient homme. Ce changement de la silhouette féminine crée un grand malaise dans une société qui reste encore assez traditionaliste. Ce malaise social peut être considéré d’un point de vue sociologique comme la remise en question d’une identité prédéfinie depuis plusieurs siècles.

Mae West dans Go West, Young Man, 1936

Mae West dans Go West, Young Man, 1936

Il est un second point important à souligner. En effet cette première moitié du XXe siècle est marquée par le développement croissant de l’industrie cinématographique qui va sans le vouloir créer des icônes servant de références absolues en matière de définition des genres. Dans les années 30, deux figures du cinéma hollywoodien vont tenir ce rôle, Mae West et Marlène Dietrich. Ces deux actrices sont considérées comme les premiers sex symbol, femmes à l’utra-féminité, femmes ultra médiatisées. Avec Rrose Sélavy, nous voyons déjà cette question de l’icône d’écran se dessiner. L’artiste crée une figure médiatique de référence dont l’image peut être multipliée et diffuser en masse. La question de la masse prend aussi une ampleur considérable dans ce siècle avec l’accroissement et le développement du monde ouvrier. C’est ainsi qu’une culture populaire se reposant sur des figures à large diffusion va petit à petit s’installer.
Cependant, Marcel Duchamp en créant son icône s’amuse à brouiller les pistes car contrairement à une Mae West, il n’est plus un archétype d’un certain genre, il n’est ni plus ni moins qu’une image se nourrissant des stéréotypes du genre opposé pour mettre en oeuvre son travestissement. Marcel Duchamp qui est le créateur, n’est plus, au profit de son personnage qui est Rrose.
Ceci dit, Duchamp reste très attaché à cette question d’une figure érotisée et fantasmée. Nous connaissons tous la formule : «  Rrose Sélavy, Eros c’est la vie » . Dans ce jeu du travestissement, la question du genre implique la question de la sexualité.

Claude Cahun, Self Portrait, from Bifur, No. 5, 1930

Claude Cahun, Self Portrait, from Bifur, No. 5, 1930

Pour bien comprendre cette question sous-jacente, il est intéressant de se pencher sur l’oeuvre photographique d’une artiste telle que Claude Cahun qui bien avant Marcel Duchamp a posé cette problématique du genre et de la sexualité. Claude Cahun, de son vrai nom Lucy Schwob, est une artiste homosexuelle juive. Dans ses photographies, nous ne pouvons faire la différence entre ce qui tient de l’homme ou ce qui tient de la femme. Elle brouille délibérément les pistes en se déguisant, en prenant différentes poses. Elles dégagent une sensation étrange car nous n’avons plus, nous en tant que spectateur, aucun repère. Cette transgression du genre par l’appel de différents accessoires cassent tous les codes sociaux préétablis et grandement acceptés.
Finalement, Claude Cahun et Marcel Duchamp entrent dans un jeu qui sert à déstabiliser le spectateur en lui faisant perdre tous repères sociaux. Ce jeu du travestissement par la reprise de ce qui fait la femme ou de ce qui fait l’homme va souvent être réutilisé dans l’art contemporain par la suite. Andy Warhol et sa série In Drag, en est un parfait exemple. Maquillage et perruques sont de mises dans ces Polaroïds.

  Andy Warhol American, 1981 - 1982 Polaroid polacolor 3 3/4 x 2 7/8 in. 98.XM.5.2  © The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc.


Andy Warhol, American, 1981 – 1982, Polaroid polacolor, 3 3/4 x 2 7/8 in., 98.XM.5.2
© The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc.

Ce qui est mis en exergue finalement dans ces travaux c’est la question du paraître. Comment l’autre apparaît devant moi ? comment vais-je le définir ? C’est cette question de la définition de l’individu de par les attributs qu’il arbore qui pose problème car si une personne quelconque ne respecte pas ce code social que nous nous imposons naturellement, comment le définir ?
Il est un film de Pedro Almodovar, Talons aiguilles, qui met parfaitement en avant cette question de la définition de l’individu lorsqu’un des personnages principaux est à la fois un juge, un travesti performeur dans un cabaret et un fils prenant soin de sa mère. D’ailleurs cette question du transgenre chez les artistes passe quasiment toujours par deux accessoires : le talon aiguille et le maquillage qui sont les deux attributs féminins par excellence.

 Untitled #408 2002 Cindy Sherman Courtesy l'artiste et Metro Pictures, New York © Cindy Sherman

Cindy Sherman, Untitled #408, 2002, Courtesy l’artiste et Metro Pictures, New York © Cindy Sherman

Un jeu normé

Ce jeu du travestissement devient vite une norme en soi qu’il faut suivre. L’oeuvre de Cindy Sherman est un exemple de ce jeu normé. Dans les années 80/90, elle entreprend une série de photographies où elle va se mettre elle-même en scène dans des costumes différents.
Cette déclinaison de travestissement dans la photographie shermanienne, son attitude polymorphe, ne font qu’entretenir une réflexion sur les stéréotypes féminins. Elle pousse à l’excès chacun de ses personnages de manière à en sortir une règle, un stéréotype qui définira l’identité du personnage. Mais ce personnage devient un référant fictif à notre jugement dans le monde réel. Mais ce n’est pas tant l’identité en elle-même qui va intéresser Sherman, c’est plutôt, à travers tous ces déguisements, essayer de déchiffrer le mode de fonctionnement de l’immense théâtre social dans lequel nous évoluons. Dans sa série de femmes travesties en femmes, elle met en perspective à travers une abondance de maquillage et de perruques, cet effacement d’une identité pour ne plus faire paraître que des figures féminisées à l’excès mais qui sert aussi indirectement de projection d’un sexe à l’autre. En effet, en mettant en avant tous ces codes féminins, elle marque tout ce que l’homme n’est pas.
Mais ce duplicata de figures sexuées devient un exercice à part entière instituant une norme à prendre en considération. Cet excès chez Sherman finit par faire place à des figures de clowns (représentation de ce jeu social risible), de poupées ou d’objets en référence à un des sexes (qui ne sont pas sans rappeler le travail de Hans Bellemer). Ils deviennent le point culminant de cette recherche du stéréotype.

Il faut voir aussi que ce jeu du travestissement peut vite devenir subversif dans le sens où il va devenir l’apanage d’une sexualité. On rapproche souvent cet excès de féminisation aux drag queens, ces hommes se transformant en femme. L’excès permet un effacement temporaire d’un sexe pour que l’autre prenne le dessus. Nous pouvons citer l’exemple de Annie Sprinkle qui dans les années 90, réalisa des ateliers de drags kings permettant à des femmes de se faire passer et de se comporter comme des hommes pendant 24h ou encore Della Grace qui, avec Jack’s back en 1994 nous présente le dos d’un jeune marin qui est en fait une femme. Ces travaux sont là pour montrer justement que nous ne pouvons avoir naturellement et de manière innée un comportement masculin ou féminin, mais que cela repose sur une construction culturelle normalisée. Elles arrivent à mettre en avant l’aspect artificiel de ces comportements. C’est en cela que la culture gay et lesbienne devient un terrain de réflexion propice à l’étude de cette superficialité du comportement sexué.

imgres-3

Della Grace, Jack’s back, 1994

 

La figure de l’androgyne

Nous avons croisé plus haut dans le texte le terme d’androgyne qui n’est pas sans importance dans une réflexion sur le genre.
Selon Aristophane, l’androgyne est un être humain à quatre bras et quatre jambe, à l’aspect sphérique tout comme sa mère et son père (la Terre et le Soleil), ayant une force incroyable et qui fut séparé en deux par Zeus donnant naissance à l’homme et à la femme. C’est un être total et parfait.
Au XIXe siècle, sous l’impulsion du mouvement romantique, cette figure mythologique va avoir un grand succès littéraire et philosophique. Elle prend place dans des réflexions sur la construction identitaire et de la prise de conscience du moi dans le monde.
Par exemple, Balzac centra son roman Séraphîta sur un personnage androgyne. Séraphîtüs-Séraphîta, aimé en tant qu’homme par Minna et en tant que femme par Wilfred, fait preuve d’une érudition et de capacités intellectuelles largement supérieures à la moyenne ; se réalisant dans l’amour humain, un humain parfait.
Ici se pose la question du genre et de notre capacité de différenciation. Cette figure de l’hermaphrodite devient la figure absolue, détachée de toutes contraintes normatives et sociales de par l’indifférenciation de son genre.
C’est en cela, que cette figure mythologique s’incarne à chaque fois dans chacun de ces travaux artistiques préalablement cités. Chaque artiste à leur manière épouse cette double sexualité en épousant le sexe opposé par cette action de travestissement et arrivent ainsi à avoir une vision globale de la construction de notre société basée sur une dichotomie homme/femme.

En conclusion, ces artistes cherchent à leur manière une façon de questionner et bouleverser les codes sociaux préexistant et de nous faire prendre conscience de la théâtralité du jeu social auquel nous participons tous dans l’espace public. Ils ne cherchent pas à remettre en cause l’identité des individus mais plutôt à leur révéler leur artificialité.
Ils mettent en évidence, par la déconstruction de codes sociaux, la différence et les inégalités entre sexe masculin et sexe féminin.

1. S. Freud, « xxxiiie conférence sur la féminité », « Des femmes et des semblants », La cause freudienne, no 36, 1997,p.63

2. Marc Décimo, « La Joconde mérite-t-elle ses moustaches, sa barbiche et plus si affinités », catalogue de l’exposition, pp.66-69

Loïc L.

Publié dans A la loupe !, Accueil, Uncategorized | Marqué avec , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Jour de fermeture #5: rencontre avec José Lopez, chef du pôle sécurité du Centre Pompidou.

Mais que se passe-t-il au Centre Pompidou pendant le jour de fermeture ? On devine pourtant une activité incessante derrière ses parois de verre.  Art Session se propose  une fois par mois de rencontrer, un(e) professionnel(le) pour en savoir plus sur la vie des coulisses du Centre Pompidou…

Valentin et Noelia, ont réalisé pour vous cet entretien avec José Lopez, chef du pôle sécurité.  On y apprend que la sécurité n’est pas ce que l’on croit, mais plutôt un domaine qui demande des qualités de pédagogue et d’ouverture d’esprit face au public et aux situations.

20140925_102643_Fotor

#1 Quelle est mission du pôle sécurité au Centre Pompidou?

#2 Comment se passe la prise en charge des oeuvres prêtées pour une exposition?

#3 Quelle est la mission de la sécurité avant et pendant un évènement ?

#4 Comment se passe la prise en charge des oeuvres qui arrivent au Centre Pompidou pour l’accrochage?

#5 Y a-t-il- un événement au Centre Pompidou qui vous a particulièrement marqué?

Publié dans Professionnels du centre, Uncategorized | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

ART SESSION 2014 / 2015

moi&dali

Alain

Hello, Parisien 100% pur bœuf actuellement âgé de 20 ans, je trace mon chemin dans des études d’économie et de business. Personnalité ambiguë associant une soif intellectuelle de sciences (autant pures qu’économiques) et un béguin pour la production artistique en générale, l’esprit d’ouverture du monde de l’Art aux personnes de tous horizons intrinsèquement lié au concept Art Session m’a naturellement conquis. Timide, j’ai d’abord suivi leur travail de plus ou moins loin pendant 3 ans par le biais d’une amie membre, et cette année je me décide enfin à intégrer l’aventure! C’est une chance pour moi de découvrir enfin l’Art Contemporain, autant par ses œuvres que par les artistes qui le créent, mais aussi de vivre une expérience humaine de découvertes.

Ottoline Mary - Art Session 2014-2015

Ottoline

Ottoline, 20 ans. Après quelques péripéties en fac d’allemand, j’entame ma troisième année à l’école du Louvre, en spécialité Archéologie égyptienne, ainsi qu’un cursus à l’ESSEC. Cela fait plusieurs années que je viens flâner, prendre l’air au Centre Pompidou : j’ai souhaité rejoindre Art Session afin d’explorer les coulisses du lieu, et surtout de réfléchir en groupe autour de l’accessibilité de ses collections.

Hugo

Hugo

23 ans, étudiant à Sciences Po et à l’Ecole du Louvre. J’ai un faible pour la danse, l’architecture et les arts appliqués. J’ai découvert Art Session par l’intermédiaire d’une ancienne participante, et j’ai voulu y contribuer pour découvrir le Centre Pompidou et réfléchir sur de nouvelles manières d’accueillir les publics soi-disant « éloignés ». J’entame ma troisième année au sein du groupe, que je commence à bien connaître !

art sess

Léïla

Bonjour, je m’appelle Leïla et je suis ARTcoolique.

19 ans et de retour à Paris depuis l’année dernière suite à une excursion de 8 années au Maroc (Tanger), je suis étudiante aux beaux arts de Paris-Cergy où je continue de développer une pratique artistique personnelle. J’ai vécu dans une ville du Maroc où l’art commence à faire sa place, doucement mais sûrement, puis me retrouve de retour dans la ville désignée capitale culturelle mondiale, Paris ! C’est ce contraste conséquent et ce mélange culturel qui m’a davantage donné l’envie de me baigner dans l’art. Du coup, j’ai été recueillie par « Art session » du centre Pompidou l’an passée et je compte bien continuer l’aventure car Art Session contribue certainement à notre évolution dans le monde artistique !

beaubourg

Margot

Pour faire bref : Margot, 20 ans, étudiante en Médiation Culturelle et animatrice à mes heures perdues. Je suis très heureuse de faire partie de l’équipe d’Art Session et j’espère participer à de nombreux projets au sein de ce groupe. Quant à mes goûts, j’apprécie l’art sous toutes ses formes tant que l’émotion est au rendez-vous ; de la musique trip-hop aux films canadiens en passant par mon amour pour les tableaux monochromes , on ne devrait pas s’ennuyer ! Dernière chose à préciser, je change de couleur de cheveux à peu près tous les deux mois, c’est pathologique…

 

IMG_5853-1

Morgane

Ex-khâgneuse de 19 ans, j’ai longtemps gravité entre l’art et la littérature avant d’entrer finalement à l’Ecole du Louvre: je débute dans le milieu! À vrai dire, l’art contemporain, je découvre un peu. C’est l’envers des musées que j’apprendrai à connaître cette année, en passant de l’autre côté du miroir avec Art Session!

Noelia Gamallo Gómez

Noelia

Étudiante en Art et Archéologie à Paris IV, je suis passionnée d’art contemporain, de cinéma et de photographie. Je suis espagnole et c’est ma première année en France. Ainsi, c’est pour moi le meilleur moyen de connaître le monde de l’art et avoir l’opportunité de découvrir l’intérieur du Centre Pompidou.

 

 

 

J’ai 21 ans, je suis une étudiante iranienne en deuxième année de licence d’Arts plastique à l’Université Paris VIII. L’art pour moi, en considérant ses origines, est de former un monde et de révéler nos relations avec ce monde.

J’aimerais avoir une conversation avec les autres membres du groupe sur les œuvres artistiques et participer aux projets d’Art Session à fin d’approcher une solution pour réconcilier la vie quotidienne et l’art contemporain.

 

valentin_Fotor

Valentin

20 ans, étudiant en Design de Produits. J’aime l’Art Contemporain. Les textures industrielles, dégradés,  type métal, béton, rouille, vert-de-gris… Je navigue depuis toujours dans un univers Pop Culture, Geek. Je suis fan de science-fiction, et de fantastique, de nouvelles technologies et de gaming. Je consacre également beaucoup de temps au monde du Graff et du Street Art. Je suis membre d’Art Session depuis 2 ans.

Adèle

Adèle de son petit nom, 21 ans, étudiante assidue en sciences de l’homme. J’aime l’art sous toutes ses formes les plus intimes, et voilààà

loic

Loïc
Loïc, 24 ans, un boulimique du travail qui après une licence en Arts Plastiques, en Esthétique art et culture (+ un master dans la même matière) entame sa troisième année à Art session.
Ceci dit, l’art n’est pas la seule chose qui m’intéresse, tout trouve grâce à mes yeux, même les choses les plus inattendues. Par exemple, je suis un as dans l’histoire des dessous (j’en ai fait un mémoire). Je suis incollable sur la culotte…!
Et non, je ne suis pas fou vous savez !

Hello, je suis Antoine. J’ai 22 ans et je suis technicien de laboratoire. Pour mettre à profit mon goût pour l’activité en équipe en dehors d’un cadre professionnel, j’ai décidé d’intégrer l’équipe 2014-2015 d’ART SESSION. Ce groupe m’offre également un accès à l’art et la médiation culturelle, centres d’intérêt restés jusque-là personnels.

Publié dans Qui sommes-nous ? | Laisser un commentaire